La conscience

26/01/2021

Qu'est ce que la conscience ?

La conscience est la lumière de l'âme qui brûle au plus profond de votre cœur. C'est la petite étincelle du feu céleste qui vous fait connaître la présence de celui qui demeure en vous. C'est elle qui fait entendre la voix de la protestation chaque fois que l'on pense ou fait quelque chose de contraire aux intérêts de son maître.

La conscience est la voix du Soi (âme), celle qui dit oui ou non quand on se trouve au cœur d'un conflit moral. C'est une exhortation intérieure à faire une action ou à l'éviter. La conscience est votre surveillant intérieur.

La conscience est une forme de vérité. Elle nous fait savoir si nos actes et sentiments sont bons ou mauvais. C'est une balance très sensible pour peser les actes. C'est la faculté, le principe au moyen duquel nous distinguons le bien du mal. C'est une voix qui nous guide de l'intérieur. La conscience est semblable à un professeur silencieux.

La conscience est une faculté morale. C'est un instrument délicat, un sens qui vous dit instantanément ce qui est bien et ce qui ne l'est pas. C'est la voix intérieure et muette qui vous indique le chemin de la vertu. Elle est vraiment très délicate. Il est facile de l'étouffer. Elle est si claire qu'il est impossible de ne pas la reconnaître.

La conscience est au-delà des raisonnements et des discussions. C'est un ordre soudain, péremptoire, de s'enfoncer dans les profondeurs de la vertu, de s'élever au-dessus du vice. Les éléments positifs qui ornent la conscience sont la vérité, le courage et la justice.

La conscience est la connaissance du caractère bon ou mauvais de sa propre conduite ou de ses motivations, alliée à un sentiment d'obligation d'agir correctement ou d'être bon.

La conscience est l'aiguille qui pointe constamment vers l'étoile polaire de l'éternelle justice de Dieu.

La conscience est votre précepteur. Elle vous dicte ce que vous devez faire et vous avertit de ce qui est mal. «Cela est juste. Fais-le. Cela n'est pas bien. Ne le fais pas. »  C'est un témoin redoutable.

Comment opère la conscience ?

Comment la conscience est étouffée, détruite ?

Quand vous faites une mauvaise action, vous avez mauvaise conscience. Votre conscience vous dit, d'une petite voix claire et aiguë: «Ne commets pas cette mauvaise action, mon ami. Elle t'attirera des malheurs. » L'homme consciencieux s'interrompt aussitôt et devient sage.

La conscience vous prévient comme un professeur ou un ami avant de vous punir comme un juge. Elle vous dit de faire ce qui est juste.

La lâcheté demande: «Est-ce dangereux?» l'avarice demande: «Est-ce profitable? » la vanité demande: «Cela peut-il me rendre célèbre? » la convoitise demande: «Est-ce agréable?» Mais la conscience demande: «Est-ce bien?» La conscience vous souffle de choisir le bien plutôt que le mal et vous dit que vous devriez faire le bien.

La première impulsion de la conscience vous pousse dans la bonne direction.

Si vous avez des remords, si votre conscience vous chatouille, si vous vous sentez honteux, déprimé, sachez que vous avez commis une mauvaise action. Si vous vous sentez gai, joyeux, dites-vous que vous avez accompli une action vertueuse.

La conscience est obscurcie par la faiblesse humaine. Les grondements des conflits émotionnels, des impulsions les plus basses et des exigences de la chair étouffent la petite voix intérieure de l'esprit. La pureté de la conduite et la pratique de l'éthique l'éveillent et lui confèrent une clarté nouvelle.

Le mauvais usage de la conscience l'émousse et peut même la détruire. La méchanceté la pervertit. Dire des mensonges et accepter des pots-de-vin l'anéantit complètement.

Dans le monde, les gens pensent une chose, en disent une autre et en font une autre encore. C'est horrible. C'est de la malhonnêteté pure et simple. Vous devez soigneusement surveiller vos pensées, vos paroles et vos actions. Le peu de profit que tirez de vos mensonges n'est pas un vrai profit. Vous souillez votre conscience et empoisonnez votre mental subconscient. Cette habitude de dire des mensonges vous suivra dans votre vie ultérieure et vous souffrirez naissance après naissance. 


Réduisez vos besoins et vivez honnêtement dans la mesure de vos moyens. Vous aurez la conscience propre. Vous serez libéré des craintes et des soucis. Votre mort sera paisible.

Comment cultiver une conscience pure ?

Gardez toujours votre conscience claire et aiguisée en adhérant à la vérité, au devoir universel et à la vertu. Elle sera à jamais votre compagne spirituelle. Les actes vertueux, la charité, la bienveillance, la noblesse, la générosité, la miséricorde et la pratique de la vérité, de la non sensualité et de la non violence aiguisent la conscience.

La nourriture joue un rôle important dans l'élaboration d'une conscience pure. Les aliments vertueux aident l'homme à garder la conscience propre. La nourriture d'origine animale rend la conscience impure. Elle produit une croûte dure à la surface de la conscience et l'émousse totalement. 

La santé de l'âme

L'homme qui a bonne conscience est toujours pur, joyeux et plein d'entrain. Celui qui a mauvaise conscience est morose et abattu.

L'homme qui a la conscience pure et nette dort sereinement, se réveillera sereinement, dans la joie et agira de même. Il parvient au bonheur en ce monde et dans le suivant. Celui qui a mauvaise conscience est toujours agité et malheureux, dans ce monde comme dans le suivant.

L'homme qui a mauvaise conscience est un mort-vivant. L'homme qui a la conscience pure est un véritable dieu sur terre. 

Une conscience claire perçoit rapidement le mal et l'évite. Une bonne conscience vous met à l'aise et vous confère sérénité, joie et bonheur. Elle évite les calamités, les troubles, les tourments et les souffrances. L'homme noble à la conscience claire et pure n'a peur de personne au monde. Il n'a pas même peur de la mort.

Ce que la bonne santé est au corps, la bonne conscience l'est à l'âme. La conscience éprouve une sorte de satisfaction intérieur quand une bonne action est accomplie.


Extraits de "Félicité divine" de Swami Sivananda