Le Disciple

12/05/2018

Swami Visnhu-devananda au pied de son Maître Sivananda

Le disciple, c'est celui qui suit les instructions du Maître dans la lettre et dans l'esprit et qui diffuse jusqu'à la fin de sa vie les enseignements du Maître parmi les âmes moins avancées sur le chemin spirituel.

Un vrai disciple ne voit que la nature divine du Maître. L'action du Maître en tant qu'homme ne regarde pas le disciple. Il doit totalement ignorer cet aspect.

Pour lui le Maître est un Maître même s'il agit de manière peu conventionnelle.

Souvenez-vous constamment que la nature d'un saint est insondable. Ne le jugez pas. Ne mesurez pas sa nature divine avec l'étalon inadéquat de votre ignorance. Ne critiquez pas l'action de votre Maître qui est basé sur la vision universelle.

Etre un vrai disciple ouvre la vision. Cela allume le feu spirituel. Cela éveille les facultés endormies. Le Maître et son disciple ne font qu'un. Le Maître bénit, guide et inspire le disciple. Il lui transmet son pouvoir spirituel. 

Hatha Yogis au pied de Sivananda


Pour approcher un Maître, vous devez être un être qualifié : la compréhension correcte, le détachement aux objets du monde, la sérénité de l'esprit, la retenue des sens, l'absence de viles passions, la foi dans le Maître et la dévotion à Dieu constituent les qualités nécessaires avec lesquelles l'aspirant doit aborder le Maître.

L'obéissance au Maître est supérieure au respect. L'obéissance est une vertu précieuse car si vous développez cette vertu, l'égo cet ennemi par excellence sur le chemin de la Réalisation du Soi, sera lentement déraciné.


Swami Vishnu-devananda  dans la posture du scorpion  devant son Maître Sivananda


Le meilleur disciple ressemble au pétrole ou au kérosène. Même de très loin, il réagit instantanément à l'étincelle des conseils spirituels du Maître.

Le disciple de la seconde catégorie est pareil au camphre. Un geste éveille son esprit intérieur et allume en lui le feu de la spiritualité.

Le disciple de la troisième catégorie est semblable au charbon. Le Maître doit se donner beaucoup de mal pour éveiller l'esprit en lui.

La dernière catégorie, est comme une tige de plantain. Quel que soit l'effort déployé à son égard, cela ne servira à rien. Quoique fasse le Maître, il reste froid et inerte.

Le disciple doit se nettoyer, se purifier et devenir un morceau de marbre sans défaut. 

Il doit se placer entre les mains expertes de son Maître qui le sculpte et le cisèle à l'image de Dieu.

Extraits de « Félicité Divine » de Swami Sivananda