Vous êtes végétarien, vous ?

27/03/2018

Les végétariens excluent de leur alimentation les produits carnés. 

Souvent il arrive que la pratique du yoga conduise à désirer changer de régime alimentaire pour se sentir plus léger, mieux dans sa peau. Ce n'est en rien une obligation, juste un choix. 

Une alimentation saine et respectueuse des animaux a des effets positifs sur l'être comme sur la planète.

Introduction

Alimentation partagée par plusieurs centaines de millions d'humains sur terre, le végétarisme grignote peu à peu du terrain en France. Longtemps considéré comme austère, peu varié, et ne correspondant pas à l'idée du "plaisir de la table à la française"; ce mode d'alimentation séduit de plus en plus .

Malgré la suspicion du corps médical français face à ce régime qui exclut les protéines animales, les maladies liées à la viande et à sa surconsommation ont forcé les français à regarder de plus près ce qui est dans leur assiette.

Ils savent dorénavant qu'un régime végétarien bien planifié et équilibré peut apporter tous les nutriments nécessaires, parfois plus qu'un régime carné. Ils découvrent une autre manière de manger tout aussi savoureuse. Les livres de recettes et les restaurants se multiplient et dans les restaurants traditionnels, il existe de plus en plus de choix végétariens !

Un choix éthique

La notion du végétarisme a été défendue de tout temps par d'illustres végétariens, tel Gandhi : "Jamais je ne consentirai à sacrifier au corps humain la vie d'un agneau. J'estime que, moins une créature peut se défendre, plus elle a droit à la protection de l'homme contre la cruauté humaine" disait-il.

Si les abattoirs avaient des portes vitrées au lieu de murs opaques qui dissimulent les horreurs qui s'y déroulent, il y aurait beaucoup plus de végétariens de par le monde et donc...moins de famine !

L'élevage : un catastrophe écologique

D’après un rapport de la FAO (Organisation des Nations Unes pour l'alimentation et l'agriculture), l'élevage serait l'une des causes principales des problèmes environnementaux majeurs : réchauffement de la planète, pollution de l'atmosphère et des eaux, déforestation et dégradation des terres.

La FAO a ainsi estimé que l'élevage serait responsable de 18% des émissions de gaz à effets de serre, soit plus que les transports ! La production animale consomme plus de 8% des utilisations humaines d'eau pour l'irrigation des cultures fourragères. Dans certaines régions aux faibles ressources hydriques, la quantité d'eau utilisée pour la production animale peut parfois dépasser celle servant à satisfaire les besoins alimentaire des humains.

L'élevage est un facteur clé de la déforestation et de l'érosion des sols. Le pâturage occupe plus d'un quart de la surface émergé de la terre et la production fourragère requiert environ un tiers de toutes les terres arables.

"Si quelqu'un veut sauver la planète, tout ce qu'il doit faire est simplement de cesser de manger de la viande. C'est stupéfiant, quand on y pense bien. Le végétarisme règle tellement de choses d'un seul coup : l'écologie, la famine, la cruauté" résume Paul Mc Cartney, converti au végétarisme depuis plusieurs années.

Découvrir de nouvelles saveurs

Pour se lancer sans trop modifier ses habitudes, il suffit de remplacer les produits carnés par des produits végétariens de substitution : comme le bœuf de la sauce bolognaise par du seitan ou du tofu, ou bien une escalope de poulet par une galette de céréales.

Les algues, les épices, les fruits secs, une grande variété de cérales, des noix de toutes sortes, des fruits secs font leur apparition dans le garde langer du nouveau végétarien. 

Les recettes indiennes, très souvent végétariennes seront une grande source d'inspiration. La cuisine libanaise comporte aussi de nombreux plats végétariens équilibrés comme le taboulé avec des fallafels.

Alors bon appétit !

Extrait de la revue "Yoga santé" n° 128